Blog / 2 août 2026 — 5 min de lecture
Astro vs Next.js pour un site vitrine
Deux frameworks matures, deux paris architecturaux très différents. Pour un site vitrine, le choix est plus simple qu'il n'y paraît — et un événement récent le rend encore plus évident.
« Astro ou Next.js ? » revient à chaque nouveau projet de site. La bonne réponse dépend moins des goûts que de ce que le site doit réellement faire.
Deux paris différents
Next.js est un framework React complet : rendu serveur, routes API, authentification, logique applicative — tout dans une seule base de code. C'est un choix solide pour une application avec des comptes utilisateurs, des données en temps réel ou une logique métier complexe. Astro part d'un principe inverse : zéro JavaScript envoyé au navigateur par défaut, sauf là où c'est explicitement demandé. Pour un site qui affiche surtout du contenu, cela se traduit directement en vitesse.
Ce qui a changé récemment
En janvier 2026, Cloudflare a racheté Astro. Trois semaines plus tard, la version 6 sortait avec un serveur de développement reconstruit sur le runtime workerd de Cloudflare — le même environnement que celui sur lequel nous hébergeons nos propres projets. Astro est aujourd'hui en version 7, avec un processeur Markdown repensé livré directement dans le cœur du framework.
Pour un site vitrine, la réponse est presque toujours la même
Sur des sites de contenu comparables, Astro affiche des pages environ 40% plus rapides et charge environ 90% de JavaScript en moins que l'équivalent en Next.js, selon des benchmarks publiés en 2026. Les cas d'usage où Astro excelle sont précisément ceux d'un site d'entreprise : pages marketing, blog, portfolio, documentation — du contenu, pas une application.
Quand Next.js reste le bon choix
Si le site a besoin de comptes utilisateurs, de données mises à jour en temps réel, ou d'une logique serveur conséquente (paiement, tableau de bord, API), Next.js reste l'outil le mieux armé — Astro pousserait à construire une architecture headless autour de lui plutôt que d'utiliser un framework conçu pour ça nativement.
Ce qu'on en retient chez Asteri Digital
Pour un site vitrine ou une landing page, on part du plus simple qui fonctionne — souvent du HTML/CSS statique pur, parfois Astro si le projet grandit. Next.js n'entre en jeu que lorsqu'il y a une vraie logique applicative derrière. Le mauvais choix ne se voit pas au lancement — il se voit six mois plus tard, quand il faut migrer.